Laboratoires vivants

Parc national des Hautes-Gorges-de-la-Rivière-Malbaie, Charlevoix – Crédits : Sépaq / Steve Deschênes
Historique du volet
En 2022, se mettait en branle le Partenariat pour l’adaptation aux changements climatiques du tourisme (PACTT). Ce projet, supporté par Ouranos, le MTO et impliquant une équipe de chercheurs de l’UQAM sous la direction de Dominic Lapointe, visait à mettre en œuvre deux laboratoires vivants, un dans les Laurentides et un aux Îles-de-la-Madeleine, pour stimuler l’adaptation aux changements climatique du secteur touristique.
Durant un peu plus de deux ans, le PACCT a conduit des entretiens, organisé des ateliers, identifié et organisé des expérimentations (ex. : revégétalisation côtière aux Îles, plan de reboisement pour une forêt récréative résiliente dans les Laurentides, etc.) tout en documentant des pratiques innovantes en adaptation aux changements climatiques d’organisations impliquées dans le projet.
Nature du volet
Le cœur du projet de Metalab est de mettre en œuvre, d’animer et de soutenir cinq laboratoires vivants (deux territoriaux et trois thématiques).
Face aux enjeux que crée la diversité des acteurs et des territoires impliqués dans le tourisme au Québec et la complexité de la chaîne d’impacts des changements climatiques, le secteur touristique a besoin d’espace pour échanger, éviter le travail en silo et expérimenter des solutions concrètes afin d’accélérer son adaptation.
Les laboratoires vivants sont tout indiqués pour répondre à ces enjeux. Ils favorisent la collaboration et l’innovation en réunissant, experts, entrepreneurs et citoyens, pour cocréer des solutions adaptées à leur réalité. Cela se fait via des expérimentations concrètes en testant des solutions d’adaptations en contexte le plus près du réel possible (parc, site touristique, entreprises, projets urbains, etc.). La mobilisation des acteurs permet aussi de limiter le travail en silo et de coordonner les réponses en matière d’adaptation. Finalement, leurs processus itératifs permettent d’accélérer l’apprentissage des participants.
Les activités de ce volet se déclinent en deux sous volets : les laboratoires vivants territoriaux et les laboratoires vivants thématiques. Les laboratoires vivants territoriaux se concentrent sur les enjeux transversaux d’adaptation aux changements climatiques d’un territoire couvert par une ATR spécifique. Les laboratoires vivants thématiques, eux, se concentreront sur une thématique de l’activité touristique et pourront impliquer des intervenants et acteurs de tout le Québec.
Les laboratoires vivants créés sont les suivants :

Îles-de-la-Madeleine
Le laboratoire vivant des Îles-de-la-Madeleine est porté par l’ATR de cette région et le réseau de l’équipe de recherche sur le territoire. Les enjeux principaux restent l’érosion et la submersion côtières. En effet, les acteurs du secteur touristique du territoire font face à une transformation matérielle de leur espace de vie et de leurs activités.
Ce laboratoire visent donc à pérenniser les travaux précédents en continuant les expérimentations initiées par le PACCT et en en initiant de nouvelles.

Laurentides
Fondé dans le cadre du feu Créneau Accord tourisme et villégiature 4 saisons dans les Laurentides, le laboratoire vivant des Laurentides s’est concentré sur l’adaptation aux changements climatiques dès sa création par Maurice Couture. Son expertise et ses formations sur l’adaptation des sentiers sont reconnues à l’échelle provinciale.
Ce laboratoire visent donc à pérenniser les travaux précédents en continuant les expérimentations initiées par le PACCT et en en initiant de nouvelles.


Adaptation des activités de plein air multisaisons et des espaces naturels à vocation récréotouristique
Les activités de plein air et les espaces naturels à vocation récréotouristique constituent un terrain d’étude privilégié pour comprendre les défis de l’adaptation aux changements climatiques. Étant directement implantées dans des milieux naturels, ces organisations touristiques figurent parmi les premières à subir les effets des changements climatiques. Elles sont notamment confrontées à une intensification des aléas climatiques extrêmes et à des modifications de leurs écosystèmes. Cela influence bien entendu leurs activités, leurs infrastructures et l’expérience de leurs visiteurs.

Trajectoires d’adaptation et transformation du système touristique québécois
La méthode de la trajectoire d’adaptation est une approche de planification dynamique et flexible conçue pour orienter les décisions dans un contexte de forte incertitude climatique. Elle consiste à organiser et à séquencer diverses mesures d’adaptation sur différents horizons temporels (10-25-50 ans). De plus en plus utilisée pour planifier l’adaptation de territoires, de secteurs d’activités économiques face aux incertitudes climatiques, cette approche vise à éviter les investissements irréversibles et/ou la maladaptation.
