Laboratoires vivants

Plage de la Dune du Sud à Havre-aux-Maisons, Îles-de-la-Madeleine © GouvQc André Quenneville


Historique du volet

En 2022 se mettait en branle le Partenariat pour l’adaptation aux changements climatiques du tourisme (PACCT). Ce projet, appuyé par Ouranos et soutenu financièrement par le ministère du Tourisme du Québec (MTO), auquel participait une équipe de recherche de l’UQAM sous la direction de Dominic Lapointe, visait à mettre en œuvre deux laboratoires vivants, un dans les Laurentides et un aux Îles-de-la-Madeleine, pour stimuler l’adaptation aux changements climatiques du secteur touristique.

Durant un peu plus de deux ans, le PACCT a effectué des entretiens, organisé des ateliers, déterminé et organisé des expérimentations (ex. : revégétalisation côtière aux Îles, plan de reboisement pour une forêt récréative résiliente dans les Laurentides, etc.) tout en documentant les pratiques innovantes en adaptation aux changements climatiques d’organisations participant au projet.


Nature du volet

Le cœur du projet de Métalab est de mettre en œuvre, d’animer et de soutenir cinq laboratoires vivants : deux territoriaux et trois thématiques.

Face aux enjeux que crée la diversité des acteurs et des territoires concernés dans le tourisme au Québec et la complexité de la chaîne d’impacts des changements climatiques, le secteur touristique a besoin d’espace pour échanger, éviter le travail en silo et expérimenter des solutions concrètes afin d’accélérer son adaptation.

Les laboratoires vivants sont tout indiqués pour répondre à ces enjeux. Ils favorisent la collaboration et l’innovation en réunissant des spécialistes, des entrepreneurs et entrepreneuses ainsi que la communauté citoyenne, pour cocréer des solutions adaptées à leur réalité. Cela se fait grâce à des expérimentations concrètes en testant des solutions d’adaptations en contexte le plus près possible du réel possible (parcs, sites touristiques, entreprises, projets urbains, etc.). La mobilisation des acteurs permet aussi de limiter le travail en silo et de coordonner les réponses en matière d’adaptation. Finalement, leurs processus itératifs permettent d’accélérer l’apprentissage des participantes et participants.

Les activités de ce volet se déclinent en deux sous-volets : les laboratoires vivants territoriaux et les laboratoires vivants thématiques. Les laboratoires vivants territoriaux se concentrent sur les enjeux transversaux d’adaptation aux changements climatiques d’un territoire couvert par une association touristique régionale (ATR) en particulier. Les laboratoires vivants thématiques, eux, se concentrent sur une thématique de l’activité touristique en lien avec l’adaptation aux changements climatiques et pourront faire participer des intervenants et des acteurs de tout le Québec.


Avancement du volet

Les laboratoires vivants territoriaux créés sont les suivants :

Îles-de-la-Madeleine

Le laboratoire vivant des Îles-de-la-Madeleine est porté par l’ATR de cette région et le réseau de l’équipe de recherche sur le territoire. Les enjeux principaux restent l’érosion et la submersion côtières. En effet, les acteurs du secteur touristique du territoire font face à une transformation matérielle de leur espace de vie et de leurs activités.

Ce laboratoire vise donc à pérenniser les travaux précédents en continuant les expérimentations amorcées par le PACCT et en en entreprenant de nouvelles.

Laurentides

Fondé dans le cadre de l’ancien Créneau Accord tourisme et villégiature quatre saisons dans les Laurentides, le laboratoire vivant des Laurentides s’est concentré sur l’adaptation aux changements climatiques dès sa création par Maurice Couture. Son expertise et ses formations sur l’adaptation des sentiers sont reconnues à l’échelle provinciale.

Ce laboratoire vise donc à pérenniser les travaux précédents en continuant les expérimentations amorcées par le PACCT et en en entreprenant de nouvelles.

Les laboratoires vivants thématiques créés sont les suivants :

Adaptation des organisations touristiques aux changements climatiques

Ce laboratoire vivant thématique vise à coconstruire, à expérimenter, à transférer et à adapter des pratiques et des outils de gestion de l’adaptation axés sur les réalités organisationnelles du tourisme québécois.​

Adaptation des activités de plein air multisaisons et des espaces naturels à vocation récréotouristique

Les activités de plein air et les espaces naturels à vocation récréotouristique constituent un terrain d’étude privilégié pour comprendre les défis de l’adaptation aux changements climatiques.

Étant directement implantées dans des milieux naturels, ces organisations touristiques figurent parmi les premières à subir les effets des changements climatiques. Elles sont notamment confrontées à une intensification des aléas climatiques extrêmes et à des modifications de leurs écosystèmes. Cela influence bien entendu leurs activités, leurs infrastructures et l’expérience de leurs visiteurs et visiteuses.

Trajectoires d’adaptation du système touristique québécois

La méthode de la trajectoire d’adaptation est une approche de planification dynamique et flexible conçue pour orienter les décisions dans un contexte de forte incertitude climatique. ​Elle consiste à organiser et à séquencer diverses mesures d’adaptation sur différents horizons temporels (10, 25, 50 ans)​. De plus en plus utilisée pour planifier l’adaptation de territoires et de secteurs d’activités économiques face aux incertitudes climatiques, cette approche vise à éviter les investissements irréversibles et/ou la maladaptation​.


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